Un petit pas pour le slam mais un grand un pas pour l’humilité
Militant dépravé, dépourvu de munitions
Bienvenue sur notre sentier, en opposition, sombres pensées
Petite voie privée de vie je te fais reine de clartés
Et passe de l’ombre et  sa sécurité
A la lumière et ses dangers
A ces esprits dérangés,  à des rangées d’idées mal rangées
Couleur grisâtre que je fais virer à l’orangé
Barreau de visage déformé, tous détiennent la vérité
Mais tous ont le cœur sombre et moi le premier
Je sors de l’ordre établi, je ne suis pas de ceux a suivre
Je ne suis pas de ceux à croiser à la Star Academy
Je fais mes preuves et croise la rime
Comme on croise le fer, mon esprit a soif
Et mon ventre crie famine
Il n y a pas que des cheveux crépus sous ma coiffe
Que la lumière fuse, et que les yeux soit lâches
La tribu fait tache, mais jamais ne se cache
Je paye mon arrogance cash
Vie d’un compte vide et me nourris de chiche
Que la lumière fuse et que mon art pique
Je suis le vilain petit canard
Qui s ‘efforce de dénoncer les connard dans la mare
Qui me laissent les miettes , un dernier Smic sur mon brancard
Couleur blanchâtre, signe de pureté, j ai mis l’élastique de coté
Vivant et bien en face, pas de mascarade, on est pas a la télé!

© Post Script'Homme




Je viens des grands espaces et des espoirs déçus
Je viens du dessous de la classe moyenne d’un peuple dissout
qui ne veut plus que des sous
J’ai respiré le grand air des salles obscures. Anonyme dans société de masse , plus il y a de monde plus on se sent seul, absurde j’ai grandi à l’ombre de l’image et au pied des Vosges en paysage
Plus de territoire pour mon identité
Juste des histoires auxquelles s’identifier
plus de mémoire juste mes ancêtres que des guerres ont vu naître et fait crever
et moi qui ne sais que rêver d’un monde meilleur
on m’a dit d’aller voir ailleurs
Je sors de l’ombre en proie à la fièvre
d’un monde qui se construit comme un tas de décombres
Un sourire aux lèvres je broie du noir
sur des charbons ardents  On m’a donné la vie dans un mauvais sang
Mon cœur percussion  transfuse en ce chant et mes yeux gardent ce fond méchant
Ma lucidité se brûle au soleil d’Hiroshima
Je suis dans cette lumière d’une mort mathématique dont je vois le schéma
Le plus triste est que c’est ici chez moi
J’ai mâché le cinéma et traversé l’écran en sens inverse
Retour au réel Je franchis le passage
Traversée à l’adage En crawl sur les cadavres des carnages
Je transperce la paroi Transforme ma paresse
J’ai trop lu la presse trop bu de pression
et j’apprécie d’être précis quand je parle de ma dépression

© Cocteau Molotov




Folle foule, invisibles salauds, quand l’anonymat manie maints mots trop vils pour le solo, effet domino, synonyme de faits déments, le feu dominé se réanime, mouvements de mascarade, quand tombe le masque aride, regarde ce qu’il se passe dans l’arène. Sale arôme, suffit de gratter le dessus pour voir ce qui grippe tout, toujours les mêmes grains qui pourrissent la grappe, les déraisons qu’on tolère face aux raisons de ma colère ! Machiavélisme face à mon cas véloce, avec recul je capte les calculs, critique les cools comme les durs, mais prit dans l’action mon cas coule sous le mal qu’on endure.
Dans le cru de la lumière, sous les crocs des lanières on a tous le même cri. Même si au départ je voulais être différent, par leurs édits je suis ferré. Et contre le poison j’ai beau amasser les mots, cadenasser l’émoi, je suis comme un poisson dans la nasse, impossible de me défiler entre ses mailles, même si je mouille la chemise, je suis pas le Che, miss et me ramasse la gueule comme un chimiste face à ma poésie et son alchimie.

© Mix Ô Ma Prose




Parce que trop de suceurs de sève me poursuivent de leur salive,
Parce que trop de casseurs de rêves veulent se taper mon syndicat d’initiatives,
Parce qu’une alternative obscure se bâtit sur des tessons
Parce que tous sourds, parce que tous cons, parce que tout ça s’installe en plein jour
Et que sur notre dos dévalent les injures…
J’ai le verbe lumineux et la verve aveuglante
Des ténèbres caverneux ma parole arrogante prend son envol
Poussée par Éole, plaqué sur les girouettes
Pour compter l’apport de mes croches pieds, la part de mes pirouettes dans cette transe pas nette,
De nos jours les feuilles mortes se ramassent au transpalette
Les malhonnêtes ressortent les baïonnettes à la lumière, retour à la loi des armes, la loi des civières… Et les civils se partagent les cimetières…
Parce que ma page est un miroir, où les photons cascadent.
Parce que le monde : un urinoir où les pisseux paradent.
L’heure est venue pour les mots de nous éclairer
Sortir de l’ombre pour nous submerger. 

© K-Phare

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